Patrice Bessac doit renouer avec une pratique démocratique

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Il se sera passé près de 4 mois depuis le dernier conseil municipal de la ville de Montreuil. Quatre mois durant lesquels se sont accumulées les décisions à prendre pour renouveler des conventions, attribuer des subventions, voter des crédits pour l’office HLM, se prononcer sur des projets d’urbanisme, etc.

Tout occupé à la campagne des élections législatives dans laquelle il s’est fortement impliqué, le maire avait donc décidé que les affaires de la commune pouvaient attendre.

Est-ce normal que dans une ville de 105.000 habitants, il faille attendre près de 4 mois avant de convoquer le conseil municipal, non seulement pour prendre des décisions attendues par les habitants et les associations, mais aussi pour rendre compte de l’utilisation des deniers communaux.

On rappellera que durant le mandat précédent, les conseils municipaux étaient convoqués toutes les six semaines, voire tous les mois comme dans la plupart des villes de même strate. En 2012, année d’élections législatives et présidentielle, le conseil municipal s’était réuni six fois au premier semestre. A situation comparable, il ne l’aura été que deux fois sous Patrice Bessac en 2017.

Nous nous étonnons de recevoir vendredi 23 juin, la convocation pour le prochain conseil municipal du 28 juin, accompagnée d’un ordre du jour comportant près de 100 délibérations et un document de séance de 650 pages. C’est du jamais vu dans l’histoire de notre ville !

Recevoir un document de cette ampleur cinq jours avant le conseil municipal, c’est matériellement impossible de travailler les délibérations pour intervenir sérieusement au conseil municipal ! Cinq jours pour préparer près de 100 délibérations n’est pas un délai acceptable en démocratie.

Mis à part espérer imposer de nouveau un huis clos lui permettant de faire voter les délibérations au pas de charge, Patrice Bessac ne peut pas être sérieux en imposant un tel ordre du jour !

A son arrivée à la tête de la ville, le maire a rompu avec la tradition précédente qui consistait à laisser 15 jours aux élus de l’opposition pour travailler les questions inscrites à l’ordre du jour des séances. C’était un délai raisonnable qui permet aux élus de questionner l’administration, les habitants ou les conseils de quartier, de rencontrer les associations concernées par certaines décisions…

En ne laissant désormais que cinq jours aux élus de l’opposition pour préparer la séance du conseil municipal, Patrice Bessac respecte certes à la lettre la loi, mais pas son esprit. Le maire compterait-il sur ce délai raccourci à son minimum légal, pour réduire la parole des conseillers et accélérer le rythme des séances du conseil en misant sur l’impossibilité pour eux de préparer correctement la séance ?

Par ailleurs, l’opacité de la gouvernance de Patrice Bessac oblige Manon Laporte à démissionner de son mandat de Présidente de la commission des finances ne pouvant accéder à aucune information nécessaire pour mener à bien sa mission

Nous demandons à Patrice Bessac de reporter de huit jours la séance prévue le 28 juin et demandons également que soit rétabli à l’avenir le délai de 15 jours pour l’envoi des documents de séance à l’ensemble des conseillers municipaux afin de leur laisser le temps de travailler les sujets, dans le respect de nos valeurs démocratiques.

Parallèlement, nous saisissons une nouvelle fois le Préfet de Seine-Saint-Denis pour l’alerter sur les méthodes politiques contestables du maire de Montreuil.

 

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Cheikh Mamadou

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Maurice Houzard
Manon Laporte
Murielle Mazé
Salamatou Traore

 

Un commentaire

  1. Jean-Marc 28 juin 2017 Répondre

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