Conseil municipal du 20 novembre 2014

icono-assembléeJeudi 20 novembre 2014 s’est tenu le Conseil municipal de Montreuil. L’ordre du jour de cet avant-dernier conseil de l’année était bien léger. Ce n’est pas anormal, l’équipe n’est en place que depuis quelques mois. Mais on commence à s’étonner de ces réunions convoquées pour expédier les affaires courantes. A quand des débats de fond sur des projets politiques locaux réellement impulsés par cette nouvelle équipe ?

Intervention des représentants de la communauté éducative du Bas Montreuil – Le Conseil s’est ouvert par une expression publique de représentants des écoles et collège du Bas Montreuil au sujet des récentes décisions en matière d’éducation prioritaire. En effet, les enseignants, élèves et parents des écoles Dolto, Marceau, Paul Bert, Françoise Héritier et Voltaire ainsi que du collège Paul Eluard tenaient à exprimer leur colère suite à la sortie de ce collège du réseau d’éducation prioritaire auquel il appartenait depuis 1998. Les conséquences qui découleront de cette décision sont bien connues : effectifs plus nombreux dans les classes, baisse des moyens humains et pédagogiques, dégradation des conditions d’étude et de mixité.

Si nous nous réjouissons que quatre collèges de Montreuil fassent leur entrée dans le réseau d’éducation prioritaire (Cesaria Evora, Jean Moulin, Marais de Villiers et Colonel Fabien), nous regrettons la décision d’en exclure le collège Paul Eluard. Au-delà des clichés sur le bas-Montreuil  c’est un territoire de contrastes importants et une telle décision risque de peser sur la mixité et les conditions d’apprentissage au sein de cet établissement. Nous soutenons donc la communauté éducative dans ses revendications.

Les impôts locaux ne compenseraient pas les baisses de dotation ? – Le maire a clairement annoncé jeudi soir que malgré les baisses de dotation de l’Etat, il ne recourrait pas à la hausse des impôts locaux pour boucler le budget municipal. Instruit par les expériences précédentes (réforme des rythmes scolaires, cumul des mandats…), nous resterons prudents dans l’optimisme.

Plusieurs indices nous laissent penser que le maire joue d’abord « officiellement » la bonne volonté, avant d’annoncer – contrit – qu’il n’a pas d’autre choix que d’augmenter les impôts… alors qu’en avril dernier le maire se réjouissait dans le journal municipal que les finances laissées par son prédécesseur étaient « saines », en novembre il dénonce une dette écrasante et une situation de l’office HLM très critique. Et en début de chaque conseil municipal, il commence par égrener longuement les mauvaises nouvelles, comme pour excuser par avance des promesses auxquelles il va renoncer.

Allez, pas de procès d’intention. Attendons le vote du budget et des taux de la fiscalité pour y voir plus clair.

Le difficile avènement de la démocratie locale à Montreuil – Dur, dur dans cette ville d’espérer faire respirer le débat démocratique. A vrai dire, Patrice Bessac ose aller encore plus loin que n’avait tenté de le faire Dominique Voynet. La mise en place d’un minutage extrêmement strict, rejeté par les oppositions sous le précédent mandat, est désormais de mise sous le nouveau mandat (ça n’indispose pas les anciens opposants devenus membres de la nouvelle majorité !).

Et le nouveau maire se montre même partisan de la censure comme il l’a montré jeudi soir en coupant la parole et le micro à Mouna Viprey, en plein milieu de son intervention sur les finances de la ville.

Décidément, à Montreuil, il faut que tout change pour que rien ne change…

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